Insolite

Une équipe de chercheur de l’université de l'Illinois a conçu une pile à combustible miniature qui génère plus d'électricité qu'elle n'en consomme.
En effet, elle a réussi à éliminer la pompe, le capteur de pression et l’électronique de contrôle, des éléments habituellement indispensables qui nécessitent de l'énergie pour fonctionner.

L'appareil est si petit (3 mm x 3 mm x 1 mm) que la tension - et non la gravité - contrôle le débit d'eau à travers le système. Cela signifie que la pile fonctionne, même si elle déplacée et tournée.

Le nouveau dispositif intègre tout juste quatre composants. Une fine membrane sépare un réservoir d'eau au-dessus d'une chambre contenant l'hydrure de métal. Et sous la chambre, on trouve une série d'électrodes qui va produire de l’électricité.

Les premiers prototypes ont délivré 0,7 volts et un courant continu de 0,1 milliampères pendant 30 heures avant de manquer de carburant. Cependant, les futurs modèles seraient capables d'atteindre 1 milliampère à tension identique.

La puissance délivrée ne serait pas encore assez suffisante pour alimenter les téléphones mobiles (x volts), mais elle pourrait faire fonctionner des systèmes électroniques ou des micro-robots.

source : enerzine

Du réveil matin à la télécommande, les batteries sont utilisées quotidiennement de façon fiable. Cependant, celles-ci présentent deux inconvénients : elles sont encombrantes et lourdes. Pour palier à ces défauts, les scientifiques de l'Institut Fraunhofer des nanosystèmes électroniques (ENAS) à Chemnitz ont développé, en collaboration avec des chercheurs de l'Université technique de Chemnitz (TUD) et de la société Menippos, une batterie d'une épaisseur de moins d'un millimètre et d'un poids de moins d'un gramme.

Le procédé de fabrication de la nouvelle batterie est encore plus remarquable que sa taille. Les batteries sont pour ainsi dire imprimées grâce à une technique de sérigraphie [1]. Une raclette d'impression possédant un côté en plastique souple permet d'appliquer la pâte d'impression sur le substrat au travers d'un réseau de mailles ouvertes. Un cache recouvre les emplacements qui ne sont pas imprimés. Grâce à ce procédé, des quantités relativement grandes de pâte d'impression peuvent être appliquées - les couches unitaires ont une épaisseur proche de celle d'un cheveu.

La batterie ne contient pas de mercure et elle est ainsi non polluante. Sa tension électrique atteint 1,5 V en fonctionnement normal. En branchant plusieurs batteries les unes à la suites des autres, des tensions de 3 V, 4,5 V ou 6 V peuvent ainsi être obtenues. La nouvelle batterie est constituée de plusieurs couches, dont une anode en zinc et une cathode en manganèse. Une réaction chimique d'oxydoréduction entre le zinc et le manganèse - dont l'énergie est transformée en électricité [2] - se déroule dans la pile. Les couches de l'anode et de la cathode s'usent cependant graduellement lors de ce procédé chimique. La batterie est ainsi pensée pour des applications à courte durée de vie ou pour un besoin en électricité limité -pour des cartes électroniques, par exemple.

Les premiers prototypes de batteries pourraient être réalisés d'ici la fin de l'année 2009. Andreas Willert, de l'ENAS, espère pouvoir produire les batteries pour un prix d'environ un centime d'euro.

source : Bulletins-electroniques.com

Cette radiographie du doigt a été réalisée en laboratoire grâce à un rouleau de ruban adhésif, transformé par des chercheurs en source de rayons X… Juan Escobar et Carlos Camara, de l’Université de Californie (UCLA) ont voulu vérifier un phénomène décrit il y a plusieurs décennies par des chercheurs russes : dérouler un rouleau de scotch produit des rayons X.

Dans une pièce sombre, l’œil humain peut voir la lumière produite par un rouleau de scotch qu’on déroule : il s’agit du phénomène de triboluminescence –la production de lumière par frottement. Allant plus loin, Escobar et Camara ont créé un dispositif permettant de dérouler le ruban adhésif à la vitesse de 3 centimètres par seconde. Grâce à un détecteur de rayons X, ils ont pu mesurer dans le vide les jets intenses de rayons X produit par le scotch. Ils ont même réalisé des images de différents objets et du doigt de l’un des membres de l’équipe avec des expositions de 20 secondes.

Les chercheurs supposent que lorsque le film plastique est décollé, la partie adhésive exposée se charge positivement tandis que la partie extérieure qui reste sur le rouleau devient négative, créant ainsi des champs électriques. Ces travaux sont publiés aujourd'hui dans la revue Nature

source : Sciences et Avenir

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